Prix Utopiales 2016

Malheureusement, pas de consécration pour le Métaquine de notre compatriote François Rouiller. Mais nous vous dévoilons quand même les résultats intéressant de cette 17ème édition des Utopiales.

 

Le palmarès officiel de la 17e edition des Utopiales:

Prix meilleur album de bande-dessinée
Nefer, Chants & contes des premières terres, de Arnaud Boutle, Éd. Delcourt, 2015.

Grand prix du jury compétition internationale de longs-métrages:
Realive de Mateo Gil.

Mention spéciale du jury compétition internationale de longs-métrages :
Sam was here de Christophe Deroo.

Prix du public compétition internationale de longs-métrages
Realive de Mateo Gil.

Prix Joël-Champetier
Olivier Paquet pour Graine de fer.

Prix Utopiales européen jeunesse
Empreinte Digitale de Patrice Favaro, Éd. Thierry Magnier, 2016.

Prix Utopiales européen jeunesse, mention spéciale
Les copies de Jesper Wung-Sung, Éd. Le Rougue Jeunesse, 2015.

Prix Utopiales européen:
Le vivant de Anna Starobinets, Mirobole Éditions

Prix extraordinaire des Utopiales 2016:
Double prix, de Gérard Klein et Denis Bajram

Prix Planète-SF des blogueurs 2016
Les nefs de Pangées, de Christian Chavassieux, éd. Mnémos.

 

Le Truc (Gaillard / Habegger)

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Entre 1978 et 1979, le journal genevois Tout va bien Hebdo nous faisait découvrir le truc. Et pas n’importe quel truc ! Le Truc, c’est une bande dessinée scénarisée par Roger Gaillard (futur directeur de la Maison d’Ailleurs) et dessinée par l’artiste genevois Pascal Habegger, pas encore connu sous son surnom d’Ab’Aigre.

Mais alors, c’est quoi ce fameux truc ? Eh bien, dix ans après les événements de Mai 68, la Suisse vivait sa propre révolution sociale. Les hippies au pouvoir, l’amour libre, suppression de l’armée, nationalisation des banques, tout y passe. Mais Russes et Américains ne l’entendent pas de cette oreille et décident d’envahir et d’occuper notre beau pays, pour éviter que la révolution se propage.

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Sur le fond comme sur la forme (hebdomadaire), le récit dessiné rappel L’An 01, la bande dessinée politique de Gebé publiée entre 1970 et 1974 dans la presse française. C’est surtout une des premières incursions suisses importantes dans le domaine de la science-fiction, et plus encore de l’utopie depuis un certain… Rodolphe Töpffer !

Surtout, on découvre avec Le Truc un fond qui marquera plusieurs futures créations de Roger Gaillard. On pense en particulier à « L’initiative zéro », nouvelle publiée dans le recueil L’Empire du milieu quelques années plus tard, en 1981. Les Suisses votaient alors une initiative visant rien de moins que l’abolition de la Suisse elle-même.

Même si leur Truc s’est arrêté en 1979 et est resté inédit en album, Roger Gaillard et Pascal Habegger ont ouvert la voie à l’utopie suisse en SF. Un terreau qui s’est passablement développé les années qui ont suivi, souvent sous des formes moins fleuries, mais non moins humoristiques.

Le Truc - 1

Le Truc – 1

Le Truc -

Le Truc – 2

Interview de Karolina Luisoni

En décembre 2015, un événement fantastique est intervenu dans la vie de Karolina Luisoni. En effet, son projet de costume a été retenu par Luc Besson lui-même pour son prochain film, au terme d’un concours planétaire.

Explications : deux mois auparavant, la jeune designer avait tenté sa chance à une compétition lancée par le célèbre réalisateur pour sa future production: l’adaptation d’une bande dessinée française à succès, Valérian et l’Empire des mille planètes. Prévu pour juillet 2017, le film raconte les aventures de Valérian et Laureline, deux agents spatio-temporels. Au casting, quelques grands noms dont Ethan Hawke, Clive Owen, mais aussi Cara Delevingne et Rihanna.

La scène du film qui est au cœur de ce concours a pour décor une réception diplomatique dans une station spatiale, en l’an 2580. Les invités à la réception, tous d’origine extraterrestre bien sûr, seront ainsi conçus et habillés par les vingt finalistes du concours. A l’issue de cette compétition, laquelle a rassemblé 3’500 participants de tous horizons, Karolina Luisoni, costumière à l’Opéra de Lausanne et diplômée de la Haute Ecole d’Art et de design de Cracovie et de l’Université de Huddersfield, est la seule personne résidant en Suisse à avoir été sélectionnée. karolina-luisoni

Quelques mots de l’heureuse gagnante sur son projet:

Pourriez-vous nous raconter comment s’est déroulé le concours, depuis votre inscription jusqu’à votre sélection ?

En octobre 2015, l’unique concours de design de costume pour le prochain film de Luc Besson a été organisé et lancé en ligne par Europacorp et Yahoo Style. Dans un bref message vidéo, Luc Besson a expliqué que le film était son grand retour à la science-fiction, genre space opera, et qu’il avait besoin d’aide dans la conception de costumes futuristes pour une scène de réception du film1.

Après avoir visionné l’appel au concours, j’ai pensé que ceci était une occasion unique et merveilleuse, et peut-être même la chance d’une vie, de montrer mon travail dans un film à gros budget. Jusqu’à présent, seules les stars et des artistes bien établis pouvaient travailler sur des grandes productions comme celle-là.

Quand j’ai décidé que mon design était prêt, je me suis lancée dans la compétition. Après quelques semaines, l’équipe de Talent House est entrée en contact avec moi et a demandé à me parler. Je m’étais préparée pour parler de mon design devant le jury et j’étais prête à leur donner toutes les instructions techniques pour la fabrication du costume. Ainsi, quand Luc Besson m’a appelée en personne sur Skype pour me féliciter et m’annoncer la bonne nouvelle, j’étais très surprise !2

Comment se présente votre concept ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

J’ai créé 6 designs différents, conformément aux exigences techniques du concours. Le costume conçu devait mesurer approximativement deux à trois mètres, pouvoir être porté par quelqu’un et être conçu avec un matériel solide comme du métal, du plastique ou du tissu.

Designers are asked to create a piece that could be worn by a human, alien, humanoid or any other intergalactic creature you can think of. The scene for which you are designing will take place at a political cocktail party inside a space station called Alpha and the year is 2580.”3

Au début, c’était très important d’imaginer comment la mode allait évoluer et ce que les humains ou les extraterrestres pourraient porter dans 550 ans.

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Pour comprendre le style de Luc Besson, j’ai examiné l’univers de ses films, les costumes, les personnages et l’atmosphère générale de ses films. En particulier, j’ai regardé « Le 5e Élément » pour lequel Besson a travaillé avec Jean Jean-Paul Gaultier. Ses designs correspondaient parfaitement à l’absurdité des personnages et du monde de Besson. Les silhouettes exagérées, les détails architecturaux sculptés et les tissus en caoutchouc ont donné au film cette allure de SF et de bandes dessinées. J’ai ensuite pris en considération toutes ces informations et les ai transférées dans mes propres designs.

En outre, certaines de mes inspirations sont venues de l’architecture futuriste, laquelle est caractérisée par de longues lignes dynamiques, la simplicité et le minimalisme. Ainsi, dans beaucoup d’exemples d’architecture futuriste, nous pouvons observer l’utilisation du béton armé et de l’acier comme matériaux.

Une autre inspiration pour moi fut la mode futuriste. Les créations de concepteurs comme Gareth Pugh ou Iris Van Herpen ressemblent aux vêtements d’une autre planète. Ils tirent leur inspiration de sources diverses, y compris l’art, l’architecture, le mouvement du corps humain et la science. Certaines de leurs pièces ressemblent à une armure d’origine extraterrestre, à un costume spatial ou même à un exosquelette.

Finalement, j’ai aussi examiné des techniques modernes dans la production de tissus. Textile plastifié, combinaisons de tissus inhabituels comme du néoprène et de la soie. Mon costume peut être qualifié de textile expérimental, avec du tissu qui donne une silhouette structurée pour souligner ainsi l’allure robotique et futuriste.

Savez-vous ce qui a plu aux organisateurs dans votre projet ?

Je ne connais pas vraiment les aspects que les organisateurs ont le plus aimé dans mon costume, mais lorsque Luc Besson m’a appelée pour m’annoncer les résultats du concours, il m’a félicitée pour mon projet et l’a décrit comme futuriste, moderne et minimaliste. Je suppose qu’il correspondait bien à l’univers imaginé pour Valérian.

Selon vous, combien coûte la fabrication de votre costume ?

Il est très difficile d’évaluer le coût exact pour la production de ce costume en particulier. Il dépend des matériaux utilisés et de leur source, de la technique et du lieu de production. Le coût pourrait ainsi s’élever de CHF 5’000 à CHF 20’000, travail inclus.

Aurez-vous la chance de le voir ?

Malheureusement, je ne pourrai pas le voir avant qu’il n’apparaisse dans le film. L’objet du concours étant uniquement le design, je n’ai pas vu d’autres étapes de la production. Sur Instagram, Luc Besson a posté des photos de deux costumes fabriqués pour le film, mais aucun d’entre eux n’était le mien.

Pensez-vous que les designers de Luc Besson vont suivre vos indications en matière de fabrication ?

J’espère que ce sera le cas. Cependant, je comprends que ce que nous créons parfois sur le papier n’est pas facile à transposer en 3D. Ils ont peut-être également des matériaux et des techniques dont je n’ai jamais entendu parler et qui pourraient améliorer mon design. Donc, s’ils font des changements, ce sera seulement en vue d’améliorer le résultat final.

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Avez-vous imaginé un univers à votre extraterrestre ?

Je n’ai pas vraiment imaginé son univers. Je me suis concentrée sur l’extraterrestre lui-même. Pour créer un bon design de costume, je devais d’abord comprendre qui allait porter mon costume.

J’ai essayé d’imaginer une forme de vie abstraite, ce qui était un procédé difficile. Mon concept s’est mis en place quand j’ai vu une cartographie de visage vidéo 3D sur Youtube4. Ca m’a alors donné l’idée de créer l’extraterrestre qui utilise la projection de visage comme moyen de communication. J’en suis ressortie avec l’idée d’un extraterrestre sans visage qui utilise la forme humaine. Il n’a donc pas d’yeux, de bouche ou de nez. Avec sa propre espèce, il communique par télépathie. Pour communiquer avec d’autres formes de vie, il utilise le dispositif qu’il porte aux épaules, lequel projette ses pensées et d’autres informations sur son visage.

Est-ce un mâle ou une femelle ?

Je l’imagine hermaphrodite.

Dans votre métier, vous devez suivre des indications quant au costume que vous fabriquez, indications relatives à la personne qui le porte, à l’époque, au budget… Pour ce projet, si on prend en considération le fait que vous deviez imaginer la créature qui porterait votre costume, vous aviez une totale liberté. La création de costume dans le monde de la science-fiction est ainsi très intéressante pour la designer que vous êtes?

Il y avait certaines instructions à propos du costume: il devait pouvoir être porté et fait à partir de matériaux particuliers, mais comme vous l’avez dit, j’avais une totale liberté pour la création de l’extraterrestre, donc oui, c’était très intéressant. Laisser son imagination déferler et ne pas être cadré par des règles rigides est très rafraîchissant et permet une réelle créativité.

Espérons que l’extraterrestre vêtu de son costume et, surtout de son dispositif qui lui permet de communiquer avec d’autres espèces, sera bien visible pendant la fameuse scène de la réception. En tout cas, nous ne manquerons pas d’y être attentifs !

1 www.talenthouse.com/i/design-for-valerian

2 Voir la vidéo : www.youtube.com/watch?v=6OqaCYJW7bY

3 https://www.talenthouse.com/i/design-for-valerian

Second Life, un avant-goût de Métaquine ?

metaquine_vol1.inddIl avait défrayé la chronique peu après sa sortie. Second Life : une des premières expériences de monde virtuel ouvert, à situer entre jeu en ligne, réseau social et monde alternatif. Lancé en 2003, il s’est retrouvé quelques années plus tard propulsé en unes des plus prestigieux médias. Ses possibilités émerveillent, les financiers et les pubards en tous genres l’investissent : c’est le boom. On s’attendait presque au lancement d’un genre. Puis la crise financière est passée par là, et les médias ont eu d’autres chats à fouetter. Le monde virtuel a depuis complètement disparu des radars.

Il m’a fallu la lecture de Métaquine, de François Rouiller, pour raviver son souvenir à ma mémoire. Le SimDom de Métaquine n’est autre qu’après tout qu’une version avancée de cet espace virtuel. Les personnages du roman s’y connectent par l’intermédiaire d’une « calotte de lecture neurologique », sorte de casque high-tech « moins épais qu’un spaghetti », vous immergeant complètement dans ce monde, à la façon des casques du film Avalon (même si le nom semble plus directement faire référence aux jeux vidéo SimCity, Les Sims et autres de la firme Maxis). Et une fois dedans, libre à vous de vivre la vie que vous souhaitez. Sans plus aucune contrainte physique, mais avec tous les risques d’addictions liés.

(c) François Rouiller

(c) François Rouiller

L’alter monde virtuel de Métaquine réveille donc une certaine curiosité pour Second Life. Quelques recherches sur la toile m’apprennent que je ne suis pas le seul à me poser la question de savoir si ce monde online expérimental existe encore. Journaliste au Monde, Morgane Tual a rédigé en avril 2016 un article sur le devenir de cet univers.1 « Je m’attendais à trouver, une décennie plus tard, un univers déserté, une technologie vieillissante et quelques toiles d’araignées dans les coins, écrit-elle. Ce fut exactement l’inverse. » Visiblement, Second Life n’est pas mort et, même si l’euphorie est passée, l’expérience perdure. Mais à quoi ressemble-t-il aujourd’hui ? Au monde parallèle virtuel du SimDom ou à une version moins belliqueuse de World of Warcraft ?

Des fantasmes, mais peu d’imaginaire

Regardons d’abord les chiffres : les serveurs de Linden Lab enregistrent 900’000 connections par mois. On est loin de World of Warcraft, et il serait surtout intéressant de connaître le nombre d’avatars actifs. Néanmoins, le nombre d’utilisateur s’est stabilisé assez haut pour permettre au monde de perdurer et de garder son intérêt. Le départ de tous ceux qui voyaient Second Life comme une nouvelle plate-forme de communication ou de business fut sans doute un mal pour un bien, laissant ces lieux aux rêveurs, aux marginaux et à quelques autres artistes et créateurs. Sans parler de tous ceux qui cherchent par ce biais à assouvir quelques fantasmes libertins. « Le sexe est omniprésent dans le jeu, raconte Morgane Tual. Si certains espaces ne sont accessibles – officiellement – qu’aux joueurs de plus de 18 ans, des publicités pour des services sexuels pullulent dans Second Life. Le jeu est ainsi devenu une porte d’entrée vers des échanges érotiques payants par voix ou par webcam. Second Life est aussi le lieu où s’expriment les fantasmes interdits : certains avatars s’adonnent ainsi à la pédophilie ou la zoophilie. » Les Second lifers se lâchent et leur monde, à défaut d’être différent, est devenu surtout plus exacerbé. Sans filtre – et sans Métaquine pour y ramener la raison.

(c) François Rouiller

(c) François Rouiller

Visiblement, le lieu est devenu l’apanage de la dérision, de l’absurde. De l’imaginaire aussi ? Un peu. La journaliste raconte sa visite de l’école d’Harry Potter, ou du désert de Tatooine de Star Wars, recréés par les internautes. Mais comme le faisait remarquer l’ancien directeur de la Maison d’Ailleurs Patrick Gyger, interviewé sur ce sujet en 2010, on reste beaucoup dans de la copie, plus que dans la création : « Ce qui est très intéressant justement, dans cet univers en ligne, c’est qu’à ce niveau-là, ça ne marche pas très bien. On y reproduit surtout un environnement qui existe déjà – des pavillons de banlieues, des cathédrales, on y retrouve aussi Genève par exemple. […] Mais il n’y a pas, à ma connaissance, de bâtiments aberrants, plus grands à l’intérieur qu’à l’extérieur par exemple, ni de villes à l’envers.2»

Quelques recherches d’images montrent quand même des bâtiments volants, voire une ville vaguement futuriste. Mais on est effectivement encore loin de l’architecture du Thélème de Métaquine, qui foudroie ceux qui posent leur regard dessus. En revanche, un point commun intéressant entre le SimDom du roman et son plus proche équivalent actuel est son application médicale potentielle. Il est pas impossible que dans les décennies à venir, les personnes âgées ou malades issues des générations nées avec internet et Facebook choisissent de s’évader dans un monde virtuel plutôt que de souffrir de solitude, afin d’y retrouver vigueur physique et lien social (pour le pire comme le meilleur, sans doute). Et peut-être devenir comme les stades III du roman de François Rouiller, attachés à leur chaise, ne voulant plus reprendre pied avec la réalité…

A noter qu’un Second Life 2 est annoncé pour 2016 et sera peut-être sorti au moment où vous lirez ces lignes. Une renaissance, assortie d’une nouvelle vague de pionniers du net ? A voir. Ce qu’on en sait, c’est qu’une des grandes nouveautés annoncées sera une immersion dans ce monde via des casques de réalité virtuel… SimDom, nous voilà !

François Rouiller, Métaquine (2 volumes), éd. L’Atalante, 2016.

Vincent Gerber

1Voir Morgane Tual, « Absurde, créatif et débauché : dix ans après, « Second Life » est toujours bien vivant », en ligne sur ce lien.

2Vincent Gerber, « Utopies à bâtir », in Le Courrier, 24 juillet 2010.

Prix des Imaginales : le palmarès

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Le festival des Imaginales a fermé ses portes il y a une semaine. On ne pourra revenir sur l’ambiance des lieux, les débats et les soirées, trop vastes et difficiles à conter. Mais voici un écho, avec la liste des œuvres et auteurs ayant été distingués à cette occasion.

Lien direct vers la page des prix.

 

Les Lauréats 2016 des Imaginales

  • Catégorie roman francophone :

Manon FARGETTON, L’héritage des Rois Passeurs (Bragelonne)

 

  • Catégorie roman étranger traduit :

Marie BRENNAN, Une histoire naturelle des dragons – Mémoires de Lady Trent t.1 (L’Atalante), traduction de Sylvie Denis

 

  • Catégorie jeunesse :

Catherynne M. VALENTE, La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains (Balivernes), traduction de Laurent Philibert-Caillat

 

  • Catégorie illustration :

Melchior ASCARIDE pour l’identité graphique des Moutons électriques

 

  • Catégorie nouvelle :

Estelle FAYE, « Une robe couleur d’océan » (Légendes abyssales, anthologie officielle du Salon fantastique, Mythologica)

 

  • Catégorie prix spécial du Jury :

Éditions Callidor, pour leurs traductions inédites de classiques de l’imaginaire, collection « L’âge d’or de la fantasy »

 

1816-2016 : bicentenaire de Frankenstein

Nous fêtons cette année le bicentenaire de la création de Frankenstein, par Mary Shelley. A cette occasion, la Fondation Bodmer, sise dans le même village de Cologny qui l’a vu naître, présentera une exposition d’ouvrages anciens et rares, tels que « les manuscrits du roman et du journal intime de Mary Shelley, l’exemplaire de la première édition de Frankenstein annotée par l’auteur, l’exemplaire à envoi offert à Lord Byron, le portrait original de Mary Shelley et ceux de Percy Shelley, Lord Byron, et John Polidori, ainsi que de nombreuses éditions originales de ces poètes et écrivains réunis à la Villa Diodati en 1816. »
L’exposition dure jusqu’en octobre et est accompagnée d’un certain nombre d’événements, dans et en dehors de la Fondation. Voir le site www.frankenstein.ch.

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D’autres événement auront lieu en marge de l’exposition :

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François Rouiller nous livre Métaquine (sous ordonnance)

L’événement était attendu. Après avoir été impliqué dans le milieu de la SF suisse romande presque depuis ses débuts (du moins ses débuts populaires) au travers de nouvelles, d’essais (Stups et fiction, 100 mots pour voyager en science-fiction), de dessins (Après-demains), François Rouiller signe son premier roman. Ou plutôt ses premiers romans, car c’est bien une double sortie qui nous est proposée. Son nom, Métaquine®, « un médicament éprouvé… et prometteur ». On le comprend, ce pharmacien veveysan est resté sur ses terres pharmaceutiques de prédilection et longtemps défrichées à la lumière de la science-fiction.

La sortie se fait aux éditions L’Atalante (terres de prédilection des Suisses, il faut bien le dire).
Un livre à découvrir à jeun. Et attention, n’oubliez pas de lire la notice d’emballage !

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Avec le livre, un site dérivé qui pousse le concept jusqu’à la dose limite:
http://www.metaquine.com

Et le site de l’auteur :
http://www.noosfere.org/rouiller/

A noter que l’auteur viendra présenter son livre à la librairie Fahrenheit451 le samedi 23 avril, dès 14h00.

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Vernissage « Futurs insolites »

 

L’AMDA est partenaire des éditions Hélice Hélas pour annoncer la sortie du livre Futurs insolites, rassemblant des textes de science-fiction sur le thème de la Suisse. Son vernissage aura lieu le 10 mars à 18h30 à la Maison d’Ailleurs (cliquez ici pour découvrir l’invitation) et une seconde rencontre aura lieu le 11 mars à 18h à la librairie de la Proue, 17 rue des Escaliers à Lausanne.

Au musée, une présentation du livre et un apéritif se dérouleront dès 18h30 à l’Espace Jules-Verne. L’occasion de découvrir et feuilleter ce « laboratoire d’anticipation helvétique » et de rencontrer les auteurs (dont plusieurs sont d’ailleurs issus des rangs de l’AMDA, notamment l’anthologiste Jean-François Thomas).

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D’inquiétants futurs… à réécouter

Voici l’enregistrement de la table ronde du 16 janvier, entre le réalisateur Philippe Borrel et l’écrivain Alain Damasio sur le futur de notre société. Un grand merci aux organisateurs et au (nombreux) public présent !

Également disponible et téléchargeable directement sur Podcloud.
Séance dédicace Alain Damasio après débat 7

Débat avec Alain Damasio et Philippe Borrel

Le futur sera en question le 16 janvier 2016. Une soirée spéciale rassemblera l’auteur lyonnais Alain Damasio (La Horde du contrevent, La Zone du dehors) et le réalisateur engagé Philippe Borrel, auteur du documentaire « Un monde sans humains ? » (ARTE, 2012). La soirée, co-organisée par le musée et l’AMDA, amènera la discussion sur les questions du « à quoi ressemblera notre futur », au niveau de l’évolution de la technologie et des sciences notamment.

« C’est un enjeu majeur pour nous : comment échapper à un cadre où tout acte laisse une trace sur une carte ? Où des banques de données, sans cesse, notent et stockent nos voix, nos pas, nos choix ? » (Damasio, Aucun souvenir assez solide)

L’entrée est libre et ouverte à toutes et tous.

Programme horaire :
18h – 19h​ | Table ronde
19h – 19h30 | Apéritif
19h30 – 21h | Projection du documentaire « Un monde sans humains? » (96 min)

Le débat et la projection auront lieu à l’Espace Jules-Verne de la Maison d’Ailleurs.